01 janvier 2008
EN VOIE DE DISPARITION ?

A l'heure de la nouvelle Année où la bise à le vent en poupe, que devient le baiser ? le French-Kiss s'en est t-il allé, n'est-il plus à la mode ?
Dans notre société moderne les jeunes (pas tous heureusement) découvrent l'amour avec la pornographie, le baiser n'y a pas sa place.
Il faut être fort, dévoiler ses sentiments est une faiblesse, donc on n'embrasse pas.
Puis un autre danger menace le baiser : la maladie, la mononucléose, l'hépatite.......dans le doute on s'abstient.
Un autre facteur moins plaisant, quand il n'y a pas assez d'amour, on zappe le baiser..............
Voilà notre bon baiser holyvwoodien en perte de vitesse!!!!!
Fini les anées collège où on se demandait comment il fallait embrasser : pose tes lèvres sur les siennes, doucement ouvre la bouche et vos langues se mélangent !!!!! - quoi !!! mais c'est dégueulasse, je crois que je ne le ferais jamais!!!!
Fini le baiser dans la "boum" sur une piste de danse où on n'entend même plus la musique (le slow c'est ringard, maintenant on danse tout seul, au pire on reste immobile et on hôche seulement la tête)
Fini le baiser langoureux des amoureux sur les bancs publics, d'ailleurs ils ont disparus, je n'en vois plus!!! (bon il gèle) mais un baiser réchauffe le coeur, la tête, les sens, adieu Doisneau!!!!
Soyons sérieux, pour 19,95 euros seulement on peut faire un test de compatibilité avec l'élu(e) de son coeur en entrant son nom, prénom, date de naissance, signe astro, bref la love-machine vous dit tout, alors qu'il suffirait d'un bon baiser chimique pour créér l'alchimie!!!
Le baiser loué par tant de poètes, n'est en fait pratiqué que par la moitié de l'humanité.
Certains Africains auraient peur en y plongeant de perdre leur âme (à cause du souffle de vie)
Les Chinois trouvent cela obscène et anti-hygiènique
Les Papous hurlent de rire, ils préfèrent couper les cils de l'être aimé
Les Esquimaux ne s'embrassent pas mais se frottent le nez.
Nos grand-mères quand à elles recevaient nombres de cartes postales de baisers, de serments promis et je trouve cela très romantique.

Il y a du miel sous ta langue, dit la Sulamite. "Parfum de rose est sur ta bouche", affirme Mme de Surville. Avec elles, des milliers de femmes ont accordé au baiser les qualités de la fleur ou du fruit. Quant aux hommes, ils sont plus inventifs encore! depuis ce trouvère inconnu qui les baisers de sa mie, tourterelles balnches, jusqu'au très moderne M.Jules Gondoin préfet Montmartrois, auteur de la chanson : "tes baisers sont des papillons"
Marius BOISSON

Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassée
Un matin dans la lumière de l'hiver
Au parc Montsouris à Paris
A Paris
Sur la terre
La Terre qui est un astre.
Jacques Prévert

Une seule caresse donne cette sensation profonde, immatérielle des deux êtres ne faisant plus qu'un, c'est le baiser. Tout le délire violent de la complète possession ne vaut cette frémissante approche des bouches, ce premier contact humide et frais, puis cette attache immobile, éperdue et longue, si longue ! de l'une à l'autre.
Guy de Maupassant
Pour en savoir plus sur le baiser, ses origines, dans l'art et la littérature je vous recommande ce site http://lebaiser.free.fr
A LIRE

27 décembre 2007
MES VOEUX

AMIS BLOGUEURS,
JE VOUS SOUHAITE A TOUS UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2008

20 décembre 2007
MES VOEUX

JE VOUS SOUHAITE A TOUS, AMIS BLOGUEURS UN JOYEUX NOEL
AU PLAISIR DE VOUS RETROUVER BIENTOT
Sylvie
18 décembre 2007
SOLEIL LEVANT

J'ai un ancien calendrier de 1884, il représente une femme occidenale en kimono, avec une ornementation de fleurs et bambou.
Il n'est pas en très bon état car il était recouvert d'une image que j'ai décollée, mais on voit tout de même nettement le dessin.
A cette époque les motifs japonisants étaient très à la mode, et les bourgeoises décoraient leur "jardin d'hiver" ou leur salon de toutes sortes de potiches, vases bleus, tapis, paravents avec des motifs luxueux de grues, fleurs, pagodes.
Les peintres se sont beaucoup inspirés de cette période japonisante.




µ

A LIRE
UNE PAGE D'AMOUR DE EMILE ZOLA

EXTRAIT
Elle examina le pavillon japonais. Le mur et les plafonds étaient tendus d'étoffes brochées d'or, avec des vols de grues qui s'envolaient, des papillons et des fleurs éclatantes, des paysages où des barques bleues nagaient sur fleuves jaunes. Il y avait des sièges et des jardinières de bois de fer, sur le sol des nattes fines, et, encombrant des meubles de laque, tout un monde de bibelots, petits bronzes, petites potiches, jouets étranges bariolés de couleurs vives. Au fond un grand magot* en Porcelaine de Saxe, les jambes pliées, le ventre nu et débordant, éclatait d'une gaité énorme en branlant furieusement la tête à la moindre poussé....
* magot : figurine trapue de l'Extrême-Orient
12 décembre 2007
AU 22 RUE DES SAULES

En 1875 le peintre André Gil peint une enseigne représentant un lapin sautant d'une casserole : le lapin à Gil devenu très rapidement le LAPIN AGILE
Beaucoup d'artistes se côtoient dans ce cabaret de Montmartre entre autre : Picasso, Max Jacob, Apollinaire, Modigliani, André Salmon, l'enfant de Montmatre Utrillo, Aristide Bruant qui plus tard le rachètera pour éviter sa démolition................
Frédéric Gérard, dit le Père Frédé est une figure pittoresque de Montmartre. Il sera le cabaretier du Lapin Agile à partir de 1903 et son impulsion sera déterminante, avec ses rengaines "vieille France".
C'était un brave homme qui n'hésitait pas contre un dessin, une peinture ou une chanson à servir un repas aux artistes sans le sou.
Cet endroit légendaire est le plus vieux cabaret de Paris, il existe toujours et il perpétue la tradition d'autrefois, il est l'histoire et le patrimoine de Montmartre.
On peut venir écouter des chanteurs, de la poésie dans une ambiance authentique ou toute la salle participe.



Le père Frédé devant le LAPIN AGILE
(Collection personnelle - droit réservé)

l'intérieur du Cabaret autrefois (MACLET)
On y trouvait un grand Christ du sculpteur WASLEY, des suspensions avec des foulards rouges, des toiles de peintres notamment : l'autoportrait de Picasso en Arlequin, trois UTRILLO, un Suzanne VALADON cotoyaient des croûtes innommables.
En hiver, lorqu'il faisait froid, le père Frédé faisait entrer son âne dans la salle chauffée au feu de bois , couché sur une litière dans un coin. Il était la mascotte des lieux et cela n'offusquait personne, on trouvait cela normal.


Le LAPIN AGILE sous la neige par UTRILLO Maurice
Pour en savoir plus sur l'histoire du LAPIN AGILE ou pour toutes informations concernant les spectacles : le site officiel www.au-lapin-agile.com
A LIRE

Livre richement documenté sur l'arrivée de Picasso à Paris, sa vie à Montmartre, les artistes de la Butte, les endroits pittoresques.
"Au commencement était Montmartre, c'est pour le rappeler que ce livre à été écrit"
04 décembre 2007
ON TAPAIT FORT

Autrefois on donnait son linge à laver aux blanchisseuses appelées également lavandières. C'était un métier très dur, il fallait être costaude et courageuse, les mains plongées dans l'eau souvent glacée, agenouillée, à battre le linge et frotter à la brosse à chiendent. Beaucoup de femmes mouraient jeunes de tuberculose du à leur dure conditions de travail.
Le linge de maison était lavé deux fois par an, à Pâques et à la Nativité. Elles cherchaient le linge sur une brouette et le mettait dans un "cuvier" d'eau bouillante ,de cendres et de cristaux de soude, on appelait cela "la buée". Pendant huit heures on arrosait d'eau bouillante, le linge décrassait lentement, puis le lendemain on le rinçait à l'eau cirstalline soit au lavoir ou à la rivière, puis il séchait au soleil .
L'action de l'air, de l'eau et du soleil conjuguée aux lavages alcalins donnait un blanc immaculé au linge et préservait ses fibres.
On peut voir encore dans certains villages pittoresques, ces lavoirs "silencieux" qui autrefois étaient des lieux bruyants où les "poules d'eau" racontaient les derniers potins.
Une célèbre lavandière Jeanne le Calve dite "la mère Denis" était connue de tous les Français pour sa publicité "ça c'est ben vrai" pour la marque vedette.
Heureusement la première machine à laver à manivelle fera son apparition en 1930.











La mère Denis au lavoir

A LIRE

La terrible histoire de Gervaise, travaillant au lavoir dès l'âge de dix ans.
La déchéance d'une femme dans la pauvreté, le vice et l'alcoolisme.
30 novembre 2007
Problèmes de connexion avec le net
Chers amis,
Suite à un problème de connexion avec le net, je suis dans l'impossibilité d'aller sur mes blogs et de vous rendre visite !
Ce message a été publié grâce à l'aide d'un ami, Christian.
En attendant, recevez mes amitiés,
Sylvie.
Retour à la normale espéré vers le 4 décembre prochain
15 novembre 2007
ISABELLE

J'ai découvert un blog très sympathique, celui d'Isabelle, créatrice de mode.
Elle réalise dans son atelier-appartement de jolis vêtements originaux, un brin rétro, un brin actuel, vous trouverez certainement votre bonheur.
Rendez-lui visite, c'est une personne charmante
http://creatricedemode.overblog.net

14 novembre 2007
UN TOUR DE BRAS PAS PLUS

Au XIXe siècle on voit l'apogée du corset, il en existe de toutes formes. Cet accessoire de "torture" véhicule encore aujourd'hui beaucoup d'idées reçues.
On disait que les côtes perçaient le foie et que les femmes mouraient, mais les organes se répartissent vers le haut et le bas. Les côtes flottantes s'adaptent au serrage au fur et à mesure, au même titre qu'elles s'adaptent à l'élargissement pendant une grossesse.
Une femme qui voulait avoir une taille très fine (33-38 cm) serrait sa taille au fur et à mesure, puis prenait un corset plus petit, serrait à nouveau, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus rien réduire (le corps à ses limites et les matériaux aussi) elles le gardait aussi la nuit, l'enlevait juste pour la douche.
Le port d'un corset exige certaines contraintes : on se mouvoie différemment, on mange des repas fractionnés, on hydrate sa peau pour éviter les frottements.
D'une manière générale, les femmes du XIXe serraient leur taille dans des conditions plus ou moins normales autour de 48 cm et l'enlevaient pour dormir.
Cet accessoire fut peut à peu délaissé, avec l'apparition de matières plus élastiques , les gaines, mais il revient un petit peu aujourd'hui dans les robes de mariées ou dans la lingerie sur mesure.






12 novembre 2007
JOLIES NARCISSES

DIS-MOI SI JE SUIS LA PLUS BELLE !
J'ai acheté il y a quelque temps un "nécessaire de toilette" il doit daté du début du siècle.
On y trouve divers limes, un coupe-ongles, un tire-bottines , un polissoir, deux petits flacons pour le rouge à lèvres, et un miroir, le tout en ivoirine (imitation de l'ivoire)

Un autre modèle du même genre plus élégant


Je trouve les miroirs à main particulièrement jolis, ainsi que les brosses, peignes et flacons qu'on disposait sur la coiffeuse. Certains étaient en argent richement ciselés.

Nos amis impressionnistes n'ont pas manquer l'occasion de "croquer" ces demoiselles "narcisses" occupées à leur mise en beauté




Peu de meubles. Trois longues tables couvertes de plaque en marbre vert portaient tout ce qui sert à la toilette d'une femme. Sur l'une, celle du milieu, les grandes cuvettes en cristal épais. La seconde présentait une armée de flacons, de boîtes et vases de toutes taille, coiffées d'argent au chiffre couronné. Sur la troisième s'étalaient tous les outils et instruments de la coquetterie moderne, innombrables, aux usages compliqués, mystérieux et délicats.
EXTRAIT DE "NOTRE COEUR" de GUY DE MAUPASSANT

