la canotière

impressionnisme - lecture -

05 mai 2008

ELLE VENAIT AU PRINTEMPS

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On la trouvait aux halles, sur les bords des trottoirs, avec sa corbeille ou sa charrette ambulante à proposer des bouquets de fleurs coupées, qu'il fallait se dépêcher de raffraîchir les tiges.

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Il y avait également la bouquetière qui déambulait devant les théâtres, les cafés ou restaurants, pour vendre un peu de bonheur.

Les peintres ont-ils conté fleurette à ces demoiselles au panier coloré?

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07 mars 2008

SUR LES TRACES DE SIR LIPTON

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A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, le yachting connaît son apogée dans le luxe, les excès, les splendeurs et coûteuses extravagances.

Dans toute la jeune Amérique il est un signe de puissance et de réussite.

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Parmi les amateurs j'en citerai un Sir Thomas Lipton, né le 10 mai 1850 (même jour que moi) né dans une famille de modeste épiciers, il tentera sa chance aux Etats-Unis, et reviendra en Ecosse, à l'âge de 21 ans avec 500 francs d'économie.

Il ouvrira sa propre épicerie, ce sera le succès immédiat.

10 ans plus tard, il aura 20 autres magasins et créera la fameuse marque LIPTON.

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Il mène une vie austère de célibataire, bâtit sa réussite sur le travail. Intelligent, dôté d'une adaptation remarquable, il possède la séduction d'un homme brillant, toujours vétu avec élégance arborant hiver comme été des noeuds papillons noirs à pois blancs.

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Méprisé par la gentry britannique, annobli par la reine, il  participera 5 fois à la coupe de l'América, avec ses yachts "Chamrock", et sera à toutes les fois "perdant".

Multimillionnaire, il découvre la vie mondaine, et offre des déjeuners sur le pont à quatre-vingt-dix personnes, il reçoit à son bord Théodore Rooswelt, Thomas Edison et les plus élégantes Ladies nex-yorkaises.

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Chaque matin, les canots y apportent les caisses de fraises et les tonnelets de crème pour les réceptions de l'après-midi.

En 1920, Schamrock IV frôle la victoire, et en 1930, alors qu'il est âgé de 80 ans, Lipton ose une ultime tentative, cet osbtiné beau perdant y conquiert, des deux côtés de l'Atlantique, une immense popularité.

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Il était beau joueur et disait : "on ne peut gagner un tel trophée à la première entreprise" arpès avoir perdu les trois régates de son premier défi.

Ce n'est pourtant qu'à la veille de sa mort que le Royal Yacht Squadron acceptera parmi ses membres l'homme qui a tant fait pour la gloire du yachting britannique.

Le yachting est la plus brillante expression d'un art de vivre qui restera inégalé.

Les peintres ont bien entendu peint ses jolies ladies dans leur belle toilette, et ces hommes en pantalons blancs et blazzers bleus.

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A LIRE :

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02 février 2008

JOLI CROISEMENT

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Le charleston est ma danse préférée, mais malheureusement je n'ai jamais appris à le danser.

Voici une petite leçon de Charleston en quelques pas

http://fr.youtube.com/watch?v=ZJC21zzkwoE

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18 décembre 2007

SOLEIL LEVANT

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J'ai un ancien calendrier de 1884, il représente une femme occidenale en kimono, avec une ornementation de fleurs et bambou.

Il n'est pas en très bon état car il était recouvert d'une image que j'ai décollée, mais on voit tout de même nettement le dessin.

A cette époque les motifs japonisants étaient très à la mode, et les bourgeoises décoraient leur "jardin d'hiver" ou leur salon de toutes sortes de potiches, vases bleus, tapis, paravents avec des motifs  luxueux de grues, fleurs, pagodes.

Les peintres se sont beaucoup inspirés de cette période japonisante.

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A LIRE

UNE PAGE D'AMOUR DE EMILE ZOLA

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EXTRAIT

Elle examina le pavillon japonais. Le mur et les plafonds étaient tendus d'étoffes brochées d'or, avec des vols de grues qui s'envolaient, des papillons et des fleurs éclatantes, des paysages où des barques bleues nagaient sur fleuves jaunes. Il y avait des sièges et des jardinières de bois de fer, sur le sol des nattes fines, et, encombrant des meubles de laque, tout un monde de bibelots, petits bronzes, petites potiches, jouets étranges bariolés de couleurs vives. Au fond un grand magot* en Porcelaine de Saxe, les jambes pliées, le ventre nu et débordant, éclatait d'une gaité énorme en branlant furieusement la tête à la moindre poussé....

* magot : figurine trapue de l'Extrême-Orient

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12 novembre 2007

JOLIES NARCISSES

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DIS-MOI SI JE SUIS LA PLUS BELLE !

J'ai acheté il y a quelque temps un "nécessaire de toilette" il doit daté du début du siècle.

On y trouve divers limes, un  coupe-ongles, un tire-bottines ,  un polissoir, deux petits flacons pour le rouge à lèvres, et un miroir, le tout en ivoirine (imitation de l'ivoire)

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Un autre modèle du même genre  plus élégant

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Je trouve les miroirs à main particulièrement jolis, ainsi que les brosses, peignes et flacons qu'on disposait sur la coiffeuse. Certains étaient en argent richement ciselés.

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Nos amis impressionnistes n'ont pas manquer l'occasion de "croquer" ces demoiselles "narcisses" occupées à leur mise en beauté

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Peu de meubles. Trois longues tables couvertes de plaque en marbre vert portaient tout ce qui sert à la toilette d'une femme. Sur l'une, celle du milieu, les grandes cuvettes en cristal épais. La seconde présentait une armée de flacons, de boîtes et vases de toutes taille, coiffées d'argent au chiffre couronné. Sur la troisième s'étalaient tous les outils et instruments de la coquetterie moderne, innombrables, aux usages compliqués, mystérieux et délicats.

EXTRAIT DE "NOTRE COEUR" de GUY DE MAUPASSANT

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27 octobre 2007

BEL ELEMENT DE PARADE

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La Belle Epoque est celle des chapeaux. Une dame "bien" ne saurait sortir en cheveux, tête nue.

Il est un symbole de distinction sociale et d'apparat.

Le chapeau fait partie intégrante de sa toilette. Elle le garde en visite, au spectacle ce qui ne va pas d'ailleurs sans créé certains inconvénients pour le spectateur assis derrière. La situation devient tellement grave que certains théâtres refusent l'entrée des dames chapeautées.

Bientôt des mesures vont êtres prises, on installe des salles à chapeaux où les dames peuvent tranquillement enlever leur edifice qui ressemble parfois à un véritable échafaudage de plumes , ce qui arrangeait bien les petites femmes qui paraissaient plus grandes.

La vogue était aussi aux chapeaux de paille, pour lesquels travaillent beaucoup de manufactures.

Les chapeaux de série étaient fabriqués à la machine et ceux de luxe à la main. Un chapeau fait sur mesure pouvait coûté très cher, il méritait d'être "remarqué"  et c'est pourquoi certaines refusaient de l'enlever.

En 1913 on comptait 50 000 ouvriers qui travaillaient dans l'industrie du chapeau, de la plume et des fleurs artificielles.

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ET LES HOMMES ALORS ?

En 1840 c'est le triomphe du haut de forme, il confère une certaine élégance, fait paraître plus grand donc plus important. C'était le couvre-chef de tout à chacun, des fonctionnaires, des commercants, des aristocrates, sauf le petit peuple qui n'avait que sa casquette à offrir en révérence.

Un homme de "bonne compagnie" n'oserait se montrer sans son haut de forme, il était synonyme de respectabilité.

A partir de 1870, il devient plus petit et est appelé tuyau de poêle. On en trouvait en soie, en peau de castor et de loutre recouvert de gomme laque.

Il sera plus tard détrôné par le chapeau melon.

Alors Messieurs  que pensez-vous du haut-de-forme ?  peut-être préférez-vous le chapeau-melon ou la casquette ?

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A LIRE

L'ODYSSEE D'UN CHAPEAU HAUT DE FORME

de Antoine de St-Exupéry

Rédaction lorsqu'il avait 13 ans : racontez les tribulations d'un chapeau

TEXTE : http://www.chez.com/deji/se_fra/textes/chapeau.htm

Les chapeaux de Marie Mercié

Raconte avec bonheur son expérience de modiste, contes, légendes et superstitions de ce vieux métier.

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Pour en savoir plus sur le chapeau :http://museeduchapeau.com

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26 octobre 2007

UNE ELEGANTE INDISPENSABLE

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Le mot ombrelle apparaît en français vers le 16e siècle il vient de l'italien "ombrello" (petite ombre)

Les ombrelles sont en tissu léger et fin ou en dentelle. Elles étaient utilisées pour préserver le teint diaphane lors des promenades d'été.

Seules les paysannes on de condition modeste étaient hâlées. Une aristocrate se devait d'avoir le visage pâle ainsi que les mains.

Cet accessoire aujourd'hui révolu, est  pour ma part non seulement un très bel objet, mais il donnait une certaine allure. Les femmes savaient "jouer de l'ombrelle" , véritable outil de séduction pour des oeillades discrètes.

Certaines étaient délicatement ouvragées, on en trouvait avec des manches en os, en ivoire, des pommeaux en argent, marquées d'initiales ou sculptées d'un joli motif.

Les nombreux tableaux témoignent de son "époque de gloire"

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A VISITER :

Le Musée du patrimoine et de la dentelle  à Chantilly

Il permet de découvrir des pièces de collection en dentelle tels que éventails, châles, ombrelles etc...

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22 octobre 2007

TOURNEZ LES JUPONS

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Les premières guinguettes apparaissent au 18e siècle et ce n'est qu'au milieu du 19e siècle qu'elles s'installent sur les bords de la Marne.

L'origine du mot "guinguette" est très controversée, certains pensent à la "guigue" une sorte de danse, d'autres au "guinguet" un vin blanc aigrelet peu cher.

Véritable espace de plaisir et d'évasion , les guinguettes offrent toutes sortes de distractions : promenades le long des berges, jeux divers : quilles, boules, balancoires, cartes, dominos, mais l'attrait des lieux c'est la danse.

Les bourgeois viennent s'encanailler seuls ou avec leur maîtresse, les ouvriers profitent de leur seule journée hebdomadaire, aussi tout ce monde s'habille t-il le mieux possible pour être vu.

Les guiguettes étaient souvent construites en bois ornées de lampions, des marronniers protégeaient les clients du soleil.

On pouvait venir y manger du boeuf gros sel ou du fricassé de lapin  ainsi que toutes les matelotes en friture.

L'avènement de la petite reine et  de l'automobile amorça le déclin des guinguettes, les gens pouvaient aller "jusqu'à la mer".

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A voir

Un dimanche à la campagne

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Une chanson

QUAND ON S'PROMENE AU BORD DE L'EAU

de Jean Gabin

paroles : http://www.paroles.net/chansons/20791.htm -7k 

Pour en savoir plus sur l'histoire des guinguettes : www.culture-guinguette.com

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19 octobre 2007

DEJEUNER SUR L'HERBE

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Le terme "nique" qui date de la fin du 13e siècle et que l'on retrouve dans l'expession  "dire nic" (ne pas se soucier de) ou chose de peu de valeur.

Faire un repas pique-nique ce n'est pas forcément dans l'herbe, mais où chacun amène sa contribution.

Au 18e siècle on disait une pique-nique (féminin) ou un picnic (masculin)

Le pique-nique était très apprécié au siècle dernier, on allait à la campagne en famille ou avec des amis.

C'était des véritables tables qui étaient dressées avec toutes sortes de victuailles, terrines, pâtés en coûte...............

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LIMONADE AU CITRON VERT

1 litre de limonade artisanale, 2 citrons verts

Coupez 1 tranche de citron vert avant de presser le reste.Mélangez le jus des citrons à la limonade et disposez la rondelle de citron dans  le goulot de la bouteille. Gardez au réfrigérateur jusqu'au moment de servir. Il faut boire la limonade très fraîche sinon elle est trop sucrée et ne désaltère pas.

A LIRE

l'ART DU PIQUE-NIQUE - EDITIONS DU CHENE

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A VOIR

Un pique-nique chez Osiris

Film de Nina Companez

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Posté par musardiere à 19:43 - AUTREFOIS - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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