28 octobre 2007
LECTURE D'AUTOMNE

LE JOURNAL CHAMPETRE D'EDITH HODLEN
Le journal de 1906 d'une jeune naturaliste Edith Holden nous décrit et nous dépeint la flore et la faune de la campagne anglaise au fil des saisons.
Un ravissant livre enchanteur avec de ravissantes aquarelles d'oiseaux, de papillons d'abeilles et de fleurs pour les amoureux de la nature.


Ô vous tous, larges espaces, loin des villes fiévreuses !
Grandes mers étincelantes ! forêts de pins ! monstagnes sauvages !
Rivages au coeur de roc ! landes rugueuses, plaines tondues par les moutons !
Vastes nuages blafards ! espaces bleus et purs !
De l'espace ! qu'on me donne de l'espace ! de la solitude et de l'air !
Toutes choses sont libres et abondantes dans vos belles régions.

27 octobre 2007
BEL ELEMENT DE PARADE

La Belle Epoque est celle des chapeaux. Une dame "bien" ne saurait sortir en cheveux, tête nue.
Il est un symbole de distinction sociale et d'apparat.
Le chapeau fait partie intégrante de sa toilette. Elle le garde en visite, au spectacle ce qui ne va pas d'ailleurs sans créé certains inconvénients pour le spectateur assis derrière. La situation devient tellement grave que certains théâtres refusent l'entrée des dames chapeautées.
Bientôt des mesures vont êtres prises, on installe des salles à chapeaux où les dames peuvent tranquillement enlever leur edifice qui ressemble parfois à un véritable échafaudage de plumes , ce qui arrangeait bien les petites femmes qui paraissaient plus grandes.
La vogue était aussi aux chapeaux de paille, pour lesquels travaillent beaucoup de manufactures.
Les chapeaux de série étaient fabriqués à la machine et ceux de luxe à la main. Un chapeau fait sur mesure pouvait coûté très cher, il méritait d'être "remarqué" et c'est pourquoi certaines refusaient de l'enlever.
En 1913 on comptait 50 000 ouvriers qui travaillaient dans l'industrie du chapeau, de la plume et des fleurs artificielles.






ET LES HOMMES ALORS ?
En 1840 c'est le triomphe du haut de forme, il confère une certaine élégance, fait paraître plus grand donc plus important. C'était le couvre-chef de tout à chacun, des fonctionnaires, des commercants, des aristocrates, sauf le petit peuple qui n'avait que sa casquette à offrir en révérence.
Un homme de "bonne compagnie" n'oserait se montrer sans son haut de forme, il était synonyme de respectabilité.
A partir de 1870, il devient plus petit et est appelé tuyau de poêle. On en trouvait en soie, en peau de castor et de loutre recouvert de gomme laque.
Il sera plus tard détrôné par le chapeau melon.
Alors Messieurs que pensez-vous du haut-de-forme ? peut-être préférez-vous le chapeau-melon ou la casquette ?





A LIRE
L'ODYSSEE D'UN CHAPEAU HAUT DE FORME
de Antoine de St-Exupéry
Rédaction lorsqu'il avait 13 ans : racontez les tribulations d'un chapeau
TEXTE : http://www.chez.com/deji/se_fra/textes/chapeau.htm
Les chapeaux de Marie Mercié
Raconte avec bonheur son expérience de modiste, contes, légendes et superstitions de ce vieux métier.

Pour en savoir plus sur le chapeau :http://museeduchapeau.com
26 octobre 2007
UNE ELEGANTE INDISPENSABLE

Le mot ombrelle apparaît en français vers le 16e siècle il vient de l'italien "ombrello" (petite ombre)
Les ombrelles sont en tissu léger et fin ou en dentelle. Elles étaient utilisées pour préserver le teint diaphane lors des promenades d'été.
Seules les paysannes on de condition modeste étaient hâlées. Une aristocrate se devait d'avoir le visage pâle ainsi que les mains.
Cet accessoire aujourd'hui révolu, est pour ma part non seulement un très bel objet, mais il donnait une certaine allure. Les femmes savaient "jouer de l'ombrelle" , véritable outil de séduction pour des oeillades discrètes.
Certaines étaient délicatement ouvragées, on en trouvait avec des manches en os, en ivoire, des pommeaux en argent, marquées d'initiales ou sculptées d'un joli motif.
Les nombreux tableaux témoignent de son "époque de gloire"








A VISITER :
Le Musée du patrimoine et de la dentelle à Chantilly
Il permet de découvrir des pièces de collection en dentelle tels que éventails, châles, ombrelles etc...
22 octobre 2007
TOURNEZ LES JUPONS

Les premières guinguettes apparaissent au 18e siècle et ce n'est qu'au milieu du 19e siècle qu'elles s'installent sur les bords de la Marne.
L'origine du mot "guinguette" est très controversée, certains pensent à la "guigue" une sorte de danse, d'autres au "guinguet" un vin blanc aigrelet peu cher.
Véritable espace de plaisir et d'évasion , les guinguettes offrent toutes sortes de distractions : promenades le long des berges, jeux divers : quilles, boules, balancoires, cartes, dominos, mais l'attrait des lieux c'est la danse.
Les bourgeois viennent s'encanailler seuls ou avec leur maîtresse, les ouvriers profitent de leur seule journée hebdomadaire, aussi tout ce monde s'habille t-il le mieux possible pour être vu.
Les guiguettes étaient souvent construites en bois ornées de lampions, des marronniers protégeaient les clients du soleil.
On pouvait venir y manger du boeuf gros sel ou du fricassé de lapin ainsi que toutes les matelotes en friture.
L'avènement de la petite reine et de l'automobile amorça le déclin des guinguettes, les gens pouvaient aller "jusqu'à la mer".





A voir
Un dimanche à la campagne

Une chanson
QUAND ON S'PROMENE AU BORD DE L'EAU
de Jean Gabin
paroles : http://www.paroles.net/chansons/20791.htm -7k
Pour en savoir plus sur l'histoire des guinguettes : www.culture-guinguette.com
19 octobre 2007
DEJEUNER SUR L'HERBE

Le terme "nique" qui date de la fin du 13e siècle et que l'on retrouve dans l'expession "dire nic" (ne pas se soucier de) ou chose de peu de valeur.
Faire un repas pique-nique ce n'est pas forcément dans l'herbe, mais où chacun amène sa contribution.
Au 18e siècle on disait une pique-nique (féminin) ou un picnic (masculin)
Le pique-nique était très apprécié au siècle dernier, on allait à la campagne en famille ou avec des amis.
C'était des véritables tables qui étaient dressées avec toutes sortes de victuailles, terrines, pâtés en coûte...............







LIMONADE AU CITRON VERT
1 litre de limonade artisanale, 2 citrons verts
Coupez 1 tranche de citron vert avant de presser le reste.Mélangez le jus des citrons à la limonade et disposez la rondelle de citron dans le goulot de la bouteille. Gardez au réfrigérateur jusqu'au moment de servir. Il faut boire la limonade très fraîche sinon elle est trop sucrée et ne désaltère pas.
A LIRE
l'ART DU PIQUE-NIQUE - EDITIONS DU CHENE

A VOIR
Un pique-nique chez Osiris
Film de Nina Companez

18 octobre 2007
AU FIL DE L'EAU

C'est la Belle époque avec ses promenades, ses canotiers, ses guinguettes au bord de la Seine et de la Marne.
Les parisiens viennent "s'aérer les poumons" à la campagne.
On canote partout. Les peintres sont attirés ainsi que les écrivains.
Guy de Maupassant était un excellent canoteur qui séjournait régulièrement à la Grenouillère ou à la Fournaise.
De nombreux artistes ont immortalisé cette vogue du canotage ballade ou sportif.
Pour connaître l'histoire du canotage :



Ferdinand Gueldry

Renoir


La Grenouillère

thomas EAKINS

EDOUARD MANET

A lire : Une partie de campagne de Guy de Maupassant
http://maupassant.free.fr/textes/campagne.html
ou voir le film

extraits : http://education.france5.fr/renoir/

17 octobre 2007
PEINTRES

Les peintres du XIXeme sont mes préférés, j'aime beaucoup l'impressionnisme qui est une époque riche picturalement, bien sûr il y a les grands maîtres tel que Monet, Renoir, Degas, Pissaro, mais d'autres méritent également une place de choix.
Je commence par celui-ci :
THEODORE ROBINSON
3 juillet 1852 - 2 avril 1896
Peintre américain le plus connu pour ses paysages impressionnistes. En 1876 il a voyagé à Paris, à l'étude sous Carolus-Duran et aux Beaux-Arts avec Jean Léon Gérôme. Il a exhibé ses premières peintures à Paris en 1877.
Après des voyages vers Venise, il est revenu aux Etats-Unis en 1879 pendant plusieurs années. Pendant ce temps il peint d'une façon réaliste lâchement balayée mais pas encore impressionniste.
En 1884 il revient en France, il y restera huit ans, visitant l'Amérique de temps en temps, il rencontrera Claude Monet et deviendra un ami. Grâce aux conseils de Monet, Robinson affine son style impressionniste.
Il retournera en Amérique en 1892

La vachère

Autoportrait

La marée basse (1894)
On peut voir sur cette ancienne photo Théodore Robinson (devant son chevalet) en compagnie d'un ami peignant à Giverny.

C'est une magnifique image comme j'aime, mémoire du temps qui passe..............
Je collectionne par ailleurs depuis peu des cartes postales des peintres du XIXeme.
J'imagine les pérégrinations de ces peintres arpentant la campagne.......
En retour ils nous ont laissé de magnifiques tableaux....................
OUVRAGES DE DAMES

Autrefois les ouvrages de dames étaient très importants. Dès le plus jeune âge on aprenait à broder l'alphabet sur une toile ainsi que les différents points de broderie.
Au 18e siècle le point de croix refait son apparition. Dans les salons on s'arrache "le Sajou" qui s'intitule : le seul journal complet des ouvrages de dames.
Tout le monde tire l'aiguille.
Les dames de la haute bourgeoisie réalisent au petit point des cadeaux, étuis à cigares, lunettes et pantoufles de tapisserie.
L'impératrice Eugénie fut la première à Fontainebleau à se réserver, dans son grand salon, un coin où elle passait sa journée à lire et à travailler à l'aiguille.
Les peintres avaient là de bons modèles, qui ne bougeaient guère pour leur compositions................

Le génie commence par les beaux ouvrages, mais seul le travail les achève (Joseph Joubert)

L'ouvrage a toujours l'air facile quand le travail est un plaisir
(Cardinal de Bernis)

Main brodeuse, main heureuse
A VOIR
Extrait : http://youtube.com/watch?v=8zpRAjM4_xg

A DECOUVRIR

LIRE

J'ai toujours aimé les livres, le soir avant de me coucher je lis toujours quelques pages. La lecture me délasse, je m'évade.
Les peintres ont depuis toujours immortalisé des liseuses.........................

La lecture agrandit l'âme, et un ami éclairé la console (Voltaire)

La lecture est une amitié (Marcel Proust)

La lecture est un art et tout le monde n'est pas artiste
(Madeleine Chapsal)

La lecture est une porte ouverte sur un monde enchanté
(François Mauriac)

Dans l'écriture la main parle et dans la lecture les yeux entendent les paroles
